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  • : Conseil Pour l'Avenir du Conservatoire
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  • : Le Blog de l'association des usagers du conservatoire à rayonnement régional (CRR) de musique, danse, chant et théâtre de Lyon (France).
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Ce site diffuse des compte-rendus, articles, et annonces du CPAC, et d'autres sources, pour lesquelles seule la responsabilité de leur auteur est engagée. (Le Conseil d'Administration du CPAC)

29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 09:44

Parents d’élèves inscrits dans les cursus CHAM/CHAD à l'école ou au collège, savez-vous pourquoi le CPAC a engagé devant le tribunal administratif de Lyon une requête pour obtenir l’annulation de la mesure de paiement prise par le Comité Syndical du CRR, le 4 juin dernier ?

Tout d'abord, soyons clairs : cette décision a été prise par l’instance de gestion du conservatoire, à savoir le Comité Syndical, constitué d’élus des deux collectivités locales que sont la Ville de Lyon et le Conseil Général du Rhône. C’est donc eux qui portent la responsabilité d’une décision illégale (nous allons y revenir) et que nous avions contestée dès la phase d’étude pour une nouvelle grille de tarification, c’est-à-dire dès le mois d’avril 2014.


Une nouvelle tarification plus équitable ? Nous la demandions depuis plusieurs années bien que le CPAC se soit toujours positionné pour la gratuité d’enseignements délivrés dans un établissement public effectuant une mission de service public. Ce principe n’a-t-il plus de sens aujourd’hui ? Donc concernant la question du paiement des CHAM/CHAD, nous ne pouvions pas rester sans réagir. Il est important de savoir que cette pratique de paiement avait été introduite au CRR de Lyon en 1996, par une décision du Comité Syndical, lorsque le Syndicat Mixte de Gestion du Conservatoire de Lyon était présidé par Raymond BARRE, maire de Lyon. Cette même année, se souvient-on que la subvention de la Ville de Lyon avait été drastiquement diminuée avec des conséquences importantes : réduction des postes d’enseignement, réduction des effectifs d’élèves, etc. ? C’est à cette époque que le CPAC (ex-APAC) s’était constitué sous l’impulsion d’un groupe de parents issus de la FCPE. On voit donc qu’il n’existe ni hasard ni fatalité. L’histoire semble se répéter mais bien sûr dans des contextes très différents.


Cette vigilance, ce travail de mémoire, la constance dans l’action ne justifient-ils pas, à eux seuls, le rôle et la nécessité des associations de parents d’élèves ? Depuis cette époque, personne n’avait donc trouvé à redire à une décision dont on peut sans peine penser qu’elle consistait à compenser, au détriment des familles, les lourdes pertes financières engendrées par les réductions budgétaires.


Alors comment le déclic s’est-il produit face à la nouvelle décision du Comité Syndical ? Membre actif de FUSE (www.fuse.asso.fr) depuis trois années, comme on le sait maintenant, nous avons découvert que des actions en justice avaient été engagées par plusieurs associations de parents d'élèves (La Rochelle, Nantes, Versailles) pour demander l’annulation de décisions de paiement des horaires aménagés. Des jugements, faisant jurisprudence, avaient abouti à l’annulation de telles mesures avec condamnation aux dépens. On nous conseilla donc d’agir sur les mêmes bases.


Pourquoi un tel paiement est-il illégal ? Les classes artistiques à horaires aménagés, école et collège, ont été instituées il y a une quarantaine d’années. Leur organisation et leur fonctionnement ont fait l’objet de divers textes interministériels datés, concernant les derniers, du 02.08.2002 pour les CHAM et du 18.01.2007 pour les CHAD. Faisant partie intégrante du dispositif national de l’enseignement public obligatoire, elles bénéficient donc du principe constitutionnel de la gratuité scolaire (« L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l’Etat », dit la Constitution Française - XIIIème alinéa de la Constitution de 1946 confirmé par celui de la Constitution de 1958).


Par ailleurs, il s’agit ici de rectifier les affirmations selon lesquelles la gratuité pour les classes à horaires aménagées s’effectuerait nécessairement au détriment des familles des élèves en Hors Temps Scolaire. En effet, la part de recettes budgétaires correspondant aux paiements en question ne représente qu’à peine 1 à 1,5 % du budget global, car elle concerne au total environ 250 à 300 élèves sur les 2400 qu’accueille le CRR. Il faut savoir également que les élèves en TMD (Baccalauréat Technologique Musique et Danse), donc en horaires aménagés lycée-conservatoire, sont eux exonérés de droits d’inscription. Quelle en est la logique par rapport à leurs camarades des collèges d’où ils sont issus pour la plupart ? Deux poids, deux mesures ? Et, comme nous l’avons souligné plus haut, tout cela intervient dans une période de récession budgétaire qui voit l’Etat se désengager progressivement du financement des conservatoires et la Région ne plus financer du tout. A eux deux, leur contribution atteignait , certaines années, aux alentours de 8 à 9% du budget global du CRR.


La comparaison est vite effectuée.


Qui sont donc les premiers responsables des coupes budgétaires avec les conséquences que l’on connaît : suppression ou non-remplacement de postes d’enseignants ou de personnels, diminution des crédits d’investissement ne permettant plus un niveau suffisant de maintenance des équipements et des instruments, dégradation et vétusté des locaux, etc., etc. ? Toutes choses pointées et dénoncées par le corps enseignant et le personnel du CRR.


Donc nous réfutons fermement l’interprétation tendancieuse de notre action.
Nous ne pouvons pas accepter qu’implicitement ou non, les familles servent de variable d’ajustement lorsque les contraintes budgétaires deviennent impossibles à assumer. Cela est un leurre et ne permet jamais d’assurer la pérennité d'une institution d’enseignement telle que la nôtre.


Pour terminer, nous tenons à affirmer et confirmer notre entière confiance dans la direction, le personnel et les enseignants du conservatoire qui bien souvent travaillent dans des conditions difficiles avec des moyens quelquefois réduits mais qui ont à cœur de maintenir une qualité humaine et pédagogique de haut niveau.


Gérer la pénurie est une opération délicate, voire parfois impossible. Le CRR n’y échappe pas, tout comme les représentants élus des collectivités gestionnaires. Certes, il existe souvent des choix politiques compliqués à effectuer, surtout en période de crise économique. Mais nous, parents d’élèves, citoyens, électeurs, attendons de nos élus qu’ils établissent des priorités dans la gestion publique territoriale. Et l’une des premières priorités n’est-elle pas d’assurer l’enseignement et l’accès aux études de leur choix à tous les enfants, quelle que soit leur origine géographique, sociale et culturelle ?


Les enseignements artistiques tels que ceux délivrés par les conservatoires font partie intégrante de cette priorité nationale et locale. Comment expliquer mieux l’intitulé de notre association qui œuvre et participe, à la place qui lui revient, à l’Avenir du Conservatoire ?

Le bureau du CPAC

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 16:39

On nous demande de diffuser:

La venue de MAias Alyamani (violoniste virtuose et compositeur de renom) approche : http://www.maiasalyamani.com/w/

Notre projet "Ensemble Ougarit" prend forme. https://www.facebook.com/ensemble.ougarit

Nous avons besoin de vous pour le faire naître et connaître.

MAias vient jouer en France pour la première fois, et c'est à Lyon que cela va se passer, nous souhaitons lui faire un très bon accueil.

N'hésitez pas à participer, diffuser, aimer et partager si le coeur vous en dit.

Au plaisir de vous rencontrer pour un concert.


Bien Amicalement.

Cécile Beaujon ( professeur d'alto au CRR de Lyon)

Musique et solidarité avec les Syriens
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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 17:39

Bonjour
Notre fille est inscrite qu conservatoire de Fourvière et doit s'y rendre pour son cours de danse le lundi à 17H15. Comme elle est trop jeune pour se déplacer seule en transports en commun depuis Valmy (Lyon9), nous recherchons une famille faisant le même déplacement en échange d'autre trajet que nous pourrions assurer. Ou alors, un étudiant qui pourrait l'accompagner en échange d'une rémunération.


Contact:


Ghislaine Bouillet
CONTACT : 07 77 70 36 35 ou ghislaine@dyotte.co
m

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 15:36

Le CPAC tiendra son Assemblée Générale statutaire le

SAMEDI 20 SEPTEMBRE à 9h30

au Conservatoire, salle Roussel

Nous reviendrons sur l'activité de l'année scolaire écoulée ainsi que sur les comptes financiers.

Le programme d'action sera discuté sur la base des dossiers en cours et sur ceux qui seront à prévoir .

Nous élirons notre nouveau Conseil d'administration et constituerons le Bureau de l'Association .

Il est important de préciser que seuls les adhérents à jour de cotisation, ainsi que ceux qui adhéreront à ce moment-là, pourront prendre part aux votes .

Ainsi les parents d'élèves du conservatoire qui le souhaitent pourront participer à cette AG .

Le bureau du CPAC

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 19:54

Le mot du président:

Conformément aux décisions prises par la CA du CPAC , en juin dernier, et après concertation avec notre fédération FUSE , nous avons engagé un recours près le tribunal administratif de Lyon afin d'obtenir l'annulation du droit d'inscription pour les élèves des classes à horaires aménagés , tel qu'il a été décidé par le Conseil Syndical du CRR, lors de sa séance du 4 juin.

Afin d'éviter toute ambiguïté ou procès d'intention à notre égard , il est nécessaire que nous expliquions cette décision .

1- Le paiement au CRR de Lyon d'une inscription pour les CHAM/CHAD est pratiqué depuis plusieurs années , sans qu'aucune objection n'ait été faite.

Or l'année dernière, du fait de notre participation aux travaux de FUSE, nous avons appris que cette pratique était illégale ; On nous indiquait qu'une jurisprudence existait à cet égard et que des recours avaient abouti à l'annulation de mesures similaires .

2- Le CPAC s'étant inscrit dans le processus d'élaboration d'une tarification équitable, c'est à dire liée au quotient familial et à la composition de la famille , a informé la direction du CRR dès le début mai , c'est à dire avant même que la nouvelle grille soit présentée au Conseil Syndical ,que le paiement des classes HA n'avait pas lieu d'être .

En effet, l'enseignement qui est délivré à ces classes fait partie des enseignements obligatoires de l'Education Nationale basée , entre autres, sur le principe constitutionnel de la gratuité de l'Ecole Publique .

Nous tenons à la disposition de tous l'ensemble des documents qui établissent ce droit ainsi que les diverses jurisprudences en question

3- Fin mai, dans un courrier au président du Conseil Syndical nous informions de notre désaccord avec la mesure envisagée.

4- Au cours de la discussion du 4 juin au sein de ce même Conseil Syndical , notre position était rappelée. La décision prise par les élus n'en a pas tenu compte.

5- Dès la diffusion de la décision ,la présidente de FUSE a adressé un courrier au président afin de confirmer le caractère illégal de la mesure et pour informer sur les recours judiciaires susceptibles d'être engagés.

6- Dans sa réponse , début juillet, ce dernier réfute l'action engagée par le CPAC , non pas sur le fond, mais en insinuant que l'annulation de la décision de paiement pour les CHAM/CHAD serait de nature à accroître le déséquilibre financier du CRR et pourrait entraîner une augmentation des droits d'inscription au détriment des autres familles .

Nous estimons que cette position est abusive et fausse dans la mesure où le soit-disant manque à gagner ne représenterait qu'à peine 0,5% du budget global du CRR dans une période où le désengagement de l'Etat , depuis trois années, se monte à bientôt 3% du budget, avec l'annonce d'une suppression totale de subvention à venir assez prochainement. Il faut également savoir que dans le même temps, le Conseil Régional Rhône-Alpes ne subventionne plus le CRR , sinon sur des actions ponctuelles donc des financements exceptionnels toujours aléatoires.

Nous apporterons prochainement des éléments complémentaires d'explication sur la logique budgétaire actuelle du CRR et les vraies responsabilités des restrictions financières

Donc , faire croire que les droits d'inscription payés par les familles sont la seule possibilité d'équilibrer le budget relève d'une logique tendancieuse qui est de nature à exonérer l'Etat et les collectivités locales concernées de leur devoir d'assurer correctement le fonctionnement d'un établissement public d'enseignement artistique .

Le rôle des élus représentants ces instances publiques n'est-il pas de prendre des décisions conformes à la loi et à l'intérêt des citoyens parents d'élèves , par ailleurs contribuables ?

Le président du CPAC

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 13:06

MANIFESTE/PETITION POUR LE THEATRE THEO ARGENCE

Réaction à l'assassinat du projet artistique mené au théâtre Théo Argence de Saint Priest


L'unique occasion de se rencontrer avait été ce pauvre point terrestre

Elsa Morante

Le monde sauvé par les gamins

Vous êtes sans doute surpris, dit l'homme, de notre peu d'hospitalité. Mais l'hospitalité n'est pas d'usage chez nous, nous n'avons pas besoin d'hôtes.

Kafka

Le château


Suite au changement de municipalité à Saint Priest – Rhône Alpes – le nouveau maire Monsieur Gilles Gascon (UMP) a décidé de mettre fin au projet artistique mené depuis quatre ans par Anne Courel et son équipe au Théâtre Théo Argence où il n'avait par ailleurs jamais mis les pieds. La nouvelle municipalité a notamment décidé de déprogrammer plus de la moitié des compagnies de la saison 14/15, de refaire directement une programmation jugée plus populaire et de mettre un terme au projet de la Fabrique partagé entre des habitants et des artistes.

Le TTA était pourtant devenu un endroit phare et nécessaire pour la création contemporaine au niveau de la région Rhône Alpes. Chaque année, en plus d'une programmation riche et variée, de l'accueil de nombreuses compagnies singulières, s'inventaient des formes brèves en prise directe sur l'actualité de la ville et du monde, un festival sur les dramaturgies étrangères, des résidences d'écriture et de création, des rencontres et des débats, des partenariats avec les lycées, les collèges, les centres sociaux de la ville. A titre d'exemple, il n'existait il y a quatre ans que cinq projets d'ateliers de théâtre. Ce sont aujourd'hui plus de cinquante projets de recherche artistique avec les habitants qui disparaissent. Les nombreuses résidences d'auteurs prévues comme les prochaines créations n'auront plus lieu. Bon nombres d'artistes avaient travaillé et écrit dans ces murs. De nombreuses pièces furent ensuite créées au niveau national.Et le théâtre était peuplé.

Mais tout cela fut jugé trop élitiste, trop contemporain, pas assez populaire.

Procès idéologique de bas étage, querelle de mots pour dissimuler le refus de réfléchir à ce que peut encore être un théâtre, sur ce qu'il peut construire et inventer à partir d'un territoire comme pour masquer la passion du néant et de la destruction qu'anime - hélas - une grande partie des sensibilités contemporaines.

Le TTA défendait le théâtre contemporain. C'est à dire qu'il défendait l'idée que le théâtre doit prendre en charge et parler des problèmes de son temps. Le TTA était populaire. C'est à dire qu'il défendait l'idée que le théâtre populaire n'a rien à voir avec un théâtre que l'on présupposerait à priori accessible à tous mais qu'il naît et se construit avec et depuis les problématiques rencontrées par les gens dans le territoire où il s'invente. Le TTA contestait l'attitude surplombante qui consiste à se persuader que les gens ne comprendront pas – on connaît ad nauséam la fameuse ritournelle possessive Ce n'est pas pour mon public – qui témoigne de l'absence radicale d'imagination et de la renonciation pure et simple de faire du théâtre et de la société autre chose que des espaces où l'on consomme, achète, travaille, réussit ou échoue, et meurt. Le TTA défendait l'idée qu'il n'y a pas de PUBLIC – masse informe et aveugle, avide de satisfactions immédiates, sans histoire ni devenir – mais qu'il y a des ASSEMBLEES qui s'inventent et se construisent. Et le TTA construisait son assemblée, multiple, diverse, en mouvement, contradictoire et généreuse. Le TTA défendait l'idée qu'il n'y a pas d'un côté les aliénés qui ne comprennent rien au monde, bloqués dans leurs périphéries et leurs échecs, et de l'autre ceux qui viendraient leur expliquer, les éduquer, les divertir, les détourner. Le TTA ne faisait pas de socio-culturel, de médiation culturelle, de projets participatifs, et autres mots utilisés aujourd'hui sur les ruines des espoirs d'émancipation. Le TTA affirmait au contraire que de travailler à partir des espaces où se cristallisent les histoires françaises, européennes, mondiales, les migrations, les mouvements des peuples, les identités en construction, est l'enjeu même du théâtre.

Mais tout cela fut jugé trop élitiste, trop contemporain et pas assez populaire.

L'accusation d'élitisme ou les approximations sur le concept de populaire - ramené à un paternalisme méprisant – traduisent clairement la désorientation totale et la haine de tout ce qui pense, espère, tente de lutter contre l'état de décomposition de la société contemporaine.

Si être élitiste, c'est rencontrer nos semblables, découvrir la complexité des vies derrière les discours simplificateurs, discuter avec des gens, partager avec des gens, être touché par des gens, espérer avec des gens, s'engueuler avec des gens, être déçu par des gens, déplacé par des gens, grandir avec des gens, vieillir avec des gens, et faire du théâtre à partir de cette vie, alors oui nous sommes élitistes.

Si être élitiste, c'est s'intéresser au monde à partir de ce petit point minuscule que chacun et chacune occupe dans le temps et l'espace, de formuler des hypothèses sensibles comme autant de signes tracés dans l'air, d'évoquer les objets et les présences qui nous entourent comme les gouffres qui nous plombent, pour exister peut-être davantage et rencontrer l'autre, et de créer à partir de tout cela, alors oui nous sommes élitistes.

Si être élitiste, c'est œuvrer à développer des univers singuliers, tracer des lignes de fuite, dialoguer avec d'autres formes d'art et d'autres imaginaires, tenter de remettre en mouvement des représentations figées, ne pas vouloir laisser le monde à sa place, ne pas nous laisser à notre place, et espérer que cela puisse concerner le plus grand nombre, et travailler pour que cela le concerne, aussi fragile que cela puisse paraître, alors oui nous sommes élitistes.

Si être élitiste, c'est de penser que l'Art invente du réel, ajoute au réel, conteste ce qui est appelé le réel, et de croire dans les capacités de n'importe qui à devenir quel que soit son origine, place, sexe, histoire, alors oui nous sommes élitistes.

Si c'est considérer que l'existence humaine a d'autres dimensions que celles d'une calculatrice ou d'une pantoufle, qu'elle est traversée d'histoires, de mondes, d'âges et de peuples, alors oui nous sommes élitistes.

Si c'est de refuser ce degré zéro de l'imagination et du désir, cette absence maladive de rêves et d'ambitions pour soi et pour l'autre, si c'est de travailler autant que possible contre l'effarant apartheid social et la tristesse administrés alors oui nous sommes élitistes.

Et nous souhaitons pouvoir continuer à l'être davantage et plus précisément et avec joie et ne pas passer la vie dans ces petits espaces aseptisés, résignés, froids et haineux que certains dessinent et encouragent avec ces paroles toutes faites, ces idées mortes, ces politiques rances, ces projets artistiques sans courage ni vision, mais au cœur du monde, des gens, des tensions qui font que nous aurons peut-être vécu une vie qui autant que possible en valait la peine. De contester la donne et de se battre contre les imaginaires malades et les calculs ineptes et sans joie de nos temps provisoires.

Premiers signataires :

Samuel Gallet ( Ecrivain et dramaturge)

Samaël Steiner ( Eclairagiste )

Alexandra Badea ( Ecrivain et dramaturge )

Mariette Navarro ( Ecrivain et dramaturge )

Sylvain Levey ( Ecrivain dramaturge )

Philippe Dorin ( Ecrivain dramaturge)

Eugène Durif ( Ecrivain et dramaturge )

Enzo Cormann ( Ecrivain, dramaturge et co-directeur du département d'écriture dramatique de l'Ensatt )

Mathieu Bertholet ( Auteur, directeur du théâtre de poche de Genève- Théâtre d'écritures contemporaines, et co-responsansable du département d'écriture dramatique de l'Ensatt )

Pauline Sales ( Ecrivain dramaturge et co-directrice du Préau CDR de Vire)Roland Auzet ( Compositeur, percussionniste et metteur en scène )

Richard Brunel ( Metteur en scène, directeur de la Comédie de Valence, CDN )

Célie Pauthe ( Directrice du CDN Besançon Franche-Comté )

Laurent Cantet (cinéaste)

Christophe Pellet ( Ecrivain dramaturge et cinéaste)

Magali Mougel ( Ecrivain dramaturge )

Jean-Pierre Chambon ( écrivain )

Eric Massé ( Co-directeur cie des Lumas )

Samaël Steiner

Pierre Morice ( Comédien )

Lancelot Hamelin ( Ecrivain dramaturge )

Yves Ravey ( Auteur )

Eddy Pallaro ( Ecrivain dramaturge)

Bernadette Bost ( Universitaire )

Christophe Greilsammer ( Metteur en scène et professeur d'art dramatique )

Daniel Deshyas ( Conception sonore)

Joseph Danan ( Auteur dramatique et professeur à l'Institut d'Etudes théâtrales )

Philippe Delaigue ( Metteur en scène, responsable du département Acteur à l'Ensatt )

Didier Daeninckx ( Romancier )

Keith Dixon ( Enseignant-chercheur)

Guillaume Lévêque ( Acteur, metteur en scène et co-responsable du département mise en scène à l'Ensatt )

Michel Cochet ( Metteur en scène, dramaturge, collectif A Mots Découverts)

Sabine Tamisier ( Ecrivain dramaturge )

Pierre-Yves Desmonceaux

Véronique Ferrachat ( Chanteuse et comédienne de la Fabrique )

Dominique Laidet ( Comédien )

Anne Dumont

Etienne Parc ( Comédien )

Daniel Bougnoux

Roger Faligot ( Ecrivain )

Philippe Labaune ( Metteur en scène et pédagogue )

Chris Sahm ( Comédienne )

Bertrand Binet

Hélène Pierre

Nicolas Philibert ( Cinéaste )

Luc Tartar ( Ecrivain dramaturge )

François Veyrunes ( Danseur, chorégraphe - directeur artistique de la Compagnie 47.49 - cofondateur de la CitéDanse à Grenoble)

Joséphine Caraballo ( Comédienne)

Charlotte Ligneau ( Comédienne et Fabricante )

Simone Amouyal ( Chargée de mission pédagogique et artistique à L'Ensatt )

Catherine Calixte ( Scénographe )

Jacques Rebotier ( Ecrivain)

Claire Truche ( Metteure en scène )

Bernard Bloch ( Metteur en scène, Comédien, Auteur, directeur du Réseau ( Théâtre), cie conventionnée Drac Île de France et réhion Île de France )

Béatrice Jeanningros

Sébastien Bournac ( Directeur artistique, metteur en scène, Cie Tabula Rasa )

Soutien TTA Contacter l'auteur de la pétition

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 13:10
Le collectif unitaire des Intermittents nous demande de communiquer
Le collectif unitaire des Intermittents nous demande de communiquer
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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 13:05

Conseil Pour l'Avenir du Conservatoire de Lyon
4 montée Cal Decourtray - 69005 LYON
www.cpac-lyon.com email: info@cpac-lyon.com

  


Une rentrée sous le signe des changements et des incertitudes

- Dès janvier 2015 le conservatoire passera sous tutelle financière et de gestion de la nouvelle instance territoriale : la METROPOLE .
Maintiendra-t-elle son financement à la hauteur des besoins ?
Prendra-t-elle en compte la réalité des difficultés budgétaires avec toutes leurs conséquences: réduction des postes, problèmes pour la maintenance des locaux, investissements en baisse, etc.?

- Une nouvelle grille tarifaire au prorata des ressources et de la composition familiale : c'est ce que le CPAC demandait depuis longtemps et il a participé à son élaboration.
Mais nous remettons en cause le paiement pour les CHAM et CHAD qui se trouve être illégal ( jurisprudence ) et demandons l'annulation de cette mesure avec le soutien de FUSE .

- La problématique du regroupement sur un seul établissement des classes CHAM et CHAD collège est posée : dans l'attente de décisions pour la rentrée 2015, nous agissons pour faire entendre la voix des parents d'élèves afin d'obtenir des garanties humaines et pédagogiques pour le maintien d'un enseignement de haut niveau , ouvert à tous ., malgré un phénomène de concentration géographique que nous déplorons.

- La question de l'hébergement des élèves hors agglomération lyonnaise n'évolue pas .
Aucune planification , aucune concertation donc aucun financement pour un projet avant longtemps ... Comment le CRR peut-il proposer aux familles un recrutement régional et même départemental ?

Ainsi le CPAC est engagé pour faire avancer ces dossiers , à la place qui lui revient .
Il agit également au quotidien pour apporter informations, conseils, soutien, assurance des instruments ( hors normes !) , etc.

Nous serons présents au conservatoire le jour de la rentrée et durant toute la semaine avec une table d'information .

Alors n'hésitez pas à venir nous rencontrer , à nous appeler ( 06 13 72 11 20 ) et également à nous rejoindre ( voir bulletin d'adhésion sur notre site : www.cpac-lyon.com )

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 17:07
FUSE interpelle le Comité Syndical du CRR
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 19:02

Nous avons été informés récemment qu'il n'était pas légal qu'un conservatoire demande un droit d'inscription payant aux familles des élèves inscrits dans les classes artistiques à horaires aménagés ( CHAM et CHAD) .

Etant considéré comme un enseignement obligatoire de l 'Education Nationale au même titre que tous les élèves des écoles et collèges publics de France , le principe de la gratuité doit donc s'appliquer à nos élèves CHAM/CHAD.

Il existe depuis plusieurs années une jurisprudence qui l' atteste .

Plusieurs recours d'associations de parents d'élèves avaient abouti à des annulations de tarification .

Il faut savoir que le CPAC l'avait fait observer dès la phase d'étude du nouveau système de tarification équitable qui sera mis en place au CRR de Lyon à la prochaine rentrée scolaire .

Autant nous avions été parmi ceux qui demandaient depuis plusieurs années une tarification proportionnelle et tenant compte des revenus des familles , et nous en prenons acte avec satisfaction , autant nous ne pouvons pas être d'accord avec la décision du Comité Syndical du CRR de faire figurer le paiement pour les élèves CHAM/CHAD.

En relation avec notre fédération FUSE nous étudions cette situation et n'excluons pas de faire appel .

Dès que possible , un complément d'information sera diffusé sur ce site.

Le bureau du CPAC

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