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  • : Le Blog de l'association des usagers du conservatoire à rayonnement régional (CRR) de musique, danse, chant et théâtre de Lyon (France).
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Ce site diffuse des compte-rendus, articles, et annonces du CPAC, et d'autres sources, pour lesquelles seule la responsabilité de leur auteur est engagée. (Le Conseil d'Administration du CPAC)

15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 08:54

Régis Badel, danseur contemporain, ancien élève du conservatoire de Lyon, a bien voulu répondre à nos questions
Regis-Badel.jpg
CPAC ; Où dansez vous actuellement ?
Régis BADEL : Au CNSMDP (Conservatoire national supérieur musique et danse de Paris)
 
CPAC : Qu'est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans la danse ?
Régis BADEL : Je ne me souviens plus exactement. Ce fût peut-être un reportage à la télé, ou quelque chose d'autre.
 
CPAC : Pendant quelle période avez-vous été au conservatoire de Lyon ?
Régis BADEL :  De l'année scolaire 2005-2006 à celle de 2008-2009.

CPAC : Avez-vous fait les classes à horaire aménagé ?
Régis BADEL : Oui.
 
CPAC : Quelles classes avez-vous suivi ?
Régis BADEL : De ma 5ème à ma 2nd. De 2C2A à la première année de CEPI.
 
CPAC : Quel niveau avez vous obtenu ?
Régis BADEL : Mon diplôme de fin de 2ème cycle, ainsi que celui de formation musicale.
 
CPAC : Qu'avez-vous retiré de votre passage au conservatoire de Lyon ?
Régis BADEL : Un enrichissement humain.

CPAC : Quelle importance a la danse dans votre vie
Régis BADEL : Une très grande.

CPAC : Comment pouvez-vous décrire la sensation que vous ressentez en dansant ?
Régis BADEL : Unique.
 
CPAC : Quelle est la plus grande valeur personnelle que vous avez acquise grâce à la danse ?
Régis BADEL : Une découverte humaine de l'art chorégraphique.

CPAC : Quel rôle a joué la danse dans votre conquête de confiance en vous ?
Régis BADEL : Vaincre une certaine pudeur face au public.
 
CPAC : Vos proches comprennent-il votre passion ?
Régis BADEL : Oui, et la partagent.
 
CPAC : Qu'avez-vous préféré au conservatoire de Lyon ?
Régis BADEL : Les "personnages" qu'ont été mes professeurs.
 
CPAC : Vous sentiez-vous "chez vous" au conservatoire de Lyon, et pour quelle raison ?
Régis BADEL : Non, c'est une maison plutôt fermée à nos problèmes personnels, qui ne veulent nous pousser que dans leur sens, dans un but précis, qui n'est pas forcément le nôtre. J'ai pu voir cela avec plusieurs de mes camarades.
 
CPAC : Quelle couleur, sensation ou mot vous vient à l'esprit, quand vous repensez au conservatoire de Lyon ?
Régis BADEL : Un esprit quant à lui d'équipe, où forcément des groupes s'unissent à fin de s'accrocher face à d'éventuels événements qui peuvent être un empoisonnement.

CPAC : Avez vous toujours pratiqué les autres esthétiques et le conseillez vous aux jeunes danseurs?
Régis BADEL : Oui, je fais de mon mieux pour transmettre tout ce que j'ai appris. D'ailleurs nous réalisons tous ce même processus.

CPAC : Quel conseil ou encouragement pourriez vous donner à un danseur qui débute au conservatoire de Lyon
Régis BADEL : Du courage !

CPAC : A quoi vous destinez vous après le CNSMD ?
Régis BADEL : Peut-être "PARTS" (école de Anne Térésa de Keersmaeker) ou le CNDC d'Angers dans quelques années. Ou bien tenter directement des auditions  afin de rentrer dans diverses compagnies : Wim Wandekeybus, Hofesh Shechter, les ballets C de la B, Découflé... Mais il va en falloir du temps.

CPAC :  Nous aurons certainement le plaisir de voir Régis danser un jour dans une de ces compagnies prestigieuses, et c'est ce que nous lui souhaitons.

Interviewé pour le CPAC par Francis Blaineau
Avril 2011

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 05:33

 

brandebourgeois-concerts

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 20:32
Pauline Sabatier mène sa carrière de soliste dans les opéras suisses et français en tant que mezzo Soprano.

Elle fut lauréate en 2009 des Révélations Classiques de l’Adami et à ce titre participa en Aout 2009 au Festival Pablo Casals de Prades (66) près de Perpignan.

Chanteuse lyrique de talent, Pauline a également étudié la danse au conservatoire de Lyon. Elle a bien voulu nous recevoir pour nous parler de sa passion : l’opéra.

DSC_5356.JPG

Pauline Sabatier interprète « Lazuli » dans l’opéra comique « L’étoile » d’Emmanuel Chabrier.


 
Interview de Pauline Sabatier

J’ai d’abord étudié la danse en cours privé de 5 ans à 13 ans, puis au Conservatoire de Lyon jusqu’en première.
J’ai apprécié cette discipline qui m’a beaucoup aidée pour mon épanouissement personnel. La danse m’a aussi permis plus tard de me maintenir en forme physique à l’âge difficile où le corps des adolescentes se transforme.
Je garde d’ailleurs de bons souvenirs des spectacles à la Maison de la Danse de Lyon, même si on avait du mal à attacher ses cheveux !

J’ai également étudié le chant choral à la Maîtrise de l’Opéra de Lyon vers 11/12 ans. Parallèlement, j’étudiais le piano pour m’accompagner, d’abord en cours privé puis au conservatoire en Suisse.

En fait, le chant m’a beaucoup apporté personnellement, c’est en travaillant en chœur qu’on apprend l’harmonie. De plus, le chant c’est comme un sport, la, musculature du corps est mobilisée (du périnée jusqu’au haut de la tête), il faut de la sensibilité et de l’imagination pour sentir les muscles et les organes à contrôler et maîtriser son souffle. D’ailleurs les mises en scènes actuelles exigent un réel dynamisme physique.

Au fond, j’étais amoureuse des arts et attirée par la scène. J’aimais faire mon show, malgré ma timidité dans la vie, j’aimais occuper l’espace, créer du rêve, créer une féérie. Mais mon jeu était décousu, puis, petit à petit, le chant, le piano et la danse se sont réunis et ont formé ensemble mon expression artistique actuelle.

Aujourd’hui, le nouveau public de l’opéra apprécie des mises en scènes de plus en plus théâtrales, où les chanteurs jouent parfois des rôles très complexes, avec des costumes ou des accessoires compliqués, comme dans « L’enfant et les Sortilèges » par exemple. Il faut parfois prendre des positions qui rendent la technique du chant difficile. Les performances des chanteurs peuvent s’en ressentir si les metteurs en scène ne leur permettent pas de s’adapter. Pour ma part, j’ai eu l’occasion d’utiliser dans un spectacle une « baguette magique ». Il s’agissait d’une baguette en fibre de verre qui lançait des feux d'artifice, et c’est moi qui devais activer le détonateur ! J’ai travaillé avec des artificiers pour maitriser cet accessoire.

Mon souhait c’est rentrer dans un opéra allemand. J’aime leur façon de travailler. Là bas, les rythmes des répétitions et des spectacles sont beaucoup plus élevés qu’en France. On travaille tous les jours (alors qu’en France on ne répète qu’un jour sur deux) Les artistes sont organisés en troupes, et les rôles sont tous appris en double (il faut un remplaçant pour chaque rôle) on apprend donc simultanément de nombreux rôles. Le travail est intense, mais cela se fait dans le respect des artistes. Heureusement, avoir pratiqué la danse m’a beaucoup aidée pour les mises en scène d'opéra.
 
Avec de tels rythmes de travail,  il est hors de question de sortir le soir. Lorsqu’on rentre à la maison, on doit se reposer, dormir, éviter le stress, manger équilibré pour se maintenir en forme, et éviter de chanter et même de parler fort pour reposer ses cordes vocales.

Aujourd’hui dans mes rôles à l’Opéra du Rhin, le chant sur scène me donne un sentiment de liberté, il y a comme une alchimie spéciale avec le public.

Mais j’aimerais pouvoir chanter plus souvent dans les hôpitaux, les prisons, les lycées, et vulgariser les métiers du spectacle, même si le public n’est pas toujours prêt pour ce genre musical. Bien sûr, les salles d’opéra sont mieux adaptées à ces spectacles, mais en tant qu'artiste je me sens le devoir d’apporter du rêve et de l’imaginaire à d’autres publics qui évoluent dans un monde trop « matériel » à mon goût.
J’écoute pour ma part des musique très diverses, de la salsa, du rock, de la pop et suis convaincue que l'art est une soupape de sécurité, une arme anti violence. Faire rêver les gens, les faire penser à des choses immatérielles leur apporte de l’équilibre et de la sérénité

J’ai la conviction que les problèmes de ce monde viennent beaucoup du manque de rêve. On doit donc offrir aux gens la possibilité d’explorer plus souvent des univers oniriques et imaginaires.
Pauline Sabatier

Cliquer ici pour la biographie de Pauline Sabatier
.



Francis Blaineau
CPAC Lyon

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 14:43

Le chef d’orchestre rhône alpin Emmanuel Leducq-Barôme, ancien élève du conservatoire de Lyon est installé à Saint-Pétersbourg depuis quinze ans, son destin s'étant progressivement lié à la Russie.





Source : Ambassade de France en Russie

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 22:46

Je m'appelle Céline , je suis allée au conservatoire en horaire aménagé de la 6e à la 3e de 1980 à 1983 en danse et piano, puis de 1984 à 1986 en horaire traditionnel danse.


Je crois que je suis allée jusqu'au niveau moyen 2.


C'est ma maman qui m'a inscrite à la danse à 6 ans, je crois... comme on inscrit nos enfants à une activité, tennis, équitation ou autre.
 
En 1980, les classes à horaire aménagé danse ouvraient. Mes parents m'ont tout de suite inscrite. Et la danse est devenue mon amie. Amie fidèle ... amie pour toujours.

Malheureusement, à cette époque je ne voulais pas m'orienter vers le contemporain (erreur de jeunesse !), et comme car je n'avais pas assez de technique pour continuer la danse classique, J'ai arrêté le conservatoire .

J'ai un très bon souvenir de ces années là , même si les périodes d'examen étaient éprouvantes et que je ne pouvais pas sortir le week-end avec mes amies parce que je devais m'avancer dans mon travail scolaire. Et même si à l'adolescence, des remarques de professeurs sur le physique de certaines danseuses me blessaient parfois ...mais tout le monde sait que la danse est un milieu dur.

Avec du recul, le conservatoire m'a apporté je pense, une rigueur, un esprit de battante, et m'a forgé le caractère.
Je suis toujours aussi passionnée de danse. Mon plus grand regret est de n'avoir pas pu percer dans ce domaine. j'aurais tant voulu faire partie d'une compagnie ....

Aujourd'hui, Je continue la danse classique pour mon plaisir (malgré mon "grand âge"!.. ). Lorsque je danse, j'oublie tout mes petits tracas, je me sens légère... Bref je me sens bien. La danse fait partie de mon équilibre. D'ailleurs c'est la danse qui m'a permis, en autres, de surmonter une période très difficile de ma vie (période durant laquelle j'ai perdu le papa de ma fille). La danse est mon exutoire. Mon entourage accepte tout à fait le fait que je sois "accro" à la danse.

Céline GAUTHIER-LURTY

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 21:15
Floriane FONTVIELLE a été formée au conservatoire de Lyon.
Elle est aujourd'hui professeur de Flute Traversière à Dijon.
Floriane a gentiment accepté de répondre à nos questions :


CPAC :
Pendant quelle période avez-vous été au conservatoire de Lyon ?
FLORIANE : De 1987 à 1989 en tant qu'élève, et de 1990 à 1995 en tant qu'assistante

CPAC : Quelles classes avez-vous suivi ?
FLORIANE : Flûte traversière avec M.Beuf, musique de chambre, analyse, histoire de la musique

CPAC : Quel niveau avez vous obtenu ?
FLORIANE : La médaille d'or en flûte

CPAC : avez-vous fait les classes à horaire aménagé ?
FLORIANE : Non, en traditionnel

CPAC : Qu'avez-vous préféré au conservatoire de Lyon ?
FLORIANE : L'ambiance entre étudiants, puis entre collègues flûtistes

CPAC : Quelle importance a la musique dans votre vie
FLORIANE : Importante au point d'en avoir fait mon métier

CPAC : Comment pouvez-vous décrire la sensation que vous ressentez en jouant de la musique ?
FLORIANE : Une sensation de liberté

CPAC : Qu'avez-vous retiré de votre passage au conservatoire de Lyon ?
FLORIANE : Une bonne formation musicale et par la suite une bonne expérience professionelle

CPAC :
Qu'est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans la musique ?
FLORIANE : La passion de la flûte traversière

CPAC : Quel rôle a joué la musique dans votre conquête de confiance en vous ?
FLORIANE : La confiance est venue avec l'âge, je ne sais pas si la flûte y est pour quelque chose.

CPAC : Vos proches comprennent-il votre passion ?
FLORIANE : Oui, la musique était omniprésente dans la famille

CPAC : Quelle est la plus grande valeur personnelle que vous avez acquise grâce à la musique ?
FLORIANE : Rester humble

CAPC : Vous sentiez-vous "chez vous" au conservatoire de lyon, et pour quelle raison ?
FLORIANE : Non, trop de stress pour être toujours au top niveau

CPAC : Quelle couleur, sensation ou mot vous vient à l'esprit, quand vous repensez au conservatoire de Lyon ?
FLORIANE : Ma jeunesse


Musicalement vôtre,

Floriane Fontvielle
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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 09:29
Une ancienne élève du conservatoire de Lyon, nous confie ses impressions et ses souvenirs du conservatoire.

Clothilde DUDERMEL :

J'ai fréquenté le conservatoire de Lyon de 1979 à 1995.

J'y ai suivi les classes de solfège (formation musicale), clavecin et musique de chambre baroque, du premier cycle pour le solfège, jusqu'au DFE (qui équivaut au CFEM maintenant je crois), du deuxième à la fin du troisième cycle pour clavecin et musique de chambre baroque (obtention du DEM).
Je n'étais pas en classe à horaires aménagés.

J'ai préféré les cours de musique de chambre baroque avec Denis Raisin Dadre, un professeur hors du commun. Le cours de musique de chambre est beaucoup moins soumis que les autres aux examens de niveaux et laisse donc beaucoup plus de place au plaisir de jouer ensemble, de choisir des pièces qui nous
plaisent...

La musique tient une place primordiale dans ma vie puisque je suis professeur de clavecin et concertiste (je suis entrée au CNSM de Lyon après le CRR).

Les sensations que j'éprouve en jouant de la musique ? du plaisir, un besoin, un moyen d'évasion...

Je suis entrée au conservatoire à l'âge de 7 ans et j'y ai appris les bases musicales ; j'y ai certainement appris la rigueur et la précision, même si souvent cela a été associé au stress des examens (plusieurs contrôles par an, écrits et oraux) ; sans doute ai-je appris à "gérer" un oral d'examen.

J'ai toujours adoré la musique, dès le berceau d'après mes parents, ce qui fait que mon enthousiasme à l'école pendant le cours de musique (nous avions la chance d'avoir une intervenante musicale en milieu scolaire) a poussé l'institutrice à conseiller à mes parents de me faire entrer au conservatoire en solfège. J'ai ensuite choisi le piano par goût, puis le clavecin (un vrai coup de foudre).

La musique n'a pas toujours joué un rôle positif dans la conquête de la confiance en moi, étant donné que les musiciens sont jugés en permanence dans un conservatoire : il faut donc gérer la peur de l'échec, etc. Je dirais que c'est plutôt l'enseignement qui m'a donné confiance.

Mes proches comprennent ma passion, surtout que mon mari est violoniste !
Ma vie sociale est directement liée à la musique puisque c'est mon métier.

La plus grande valeur personnelle acquise au conservatoire : la modestie face à la musique ( on n'a jamais fini d'apprendre, on ne peut pas toujours être au "top", etc.).

Le conservatoire m'était familier vue mon ancienneté dans la place (16 ans en tout !!), mais je mentirais en disant que je m'y sentais chez moi...
Malheureusement, ce qui me revient en premier est une sensation de tension ! Contrairement à ce que l'on peut croire, la pratique de la musique dans un conservatoire est plus souvent synonyme de concours, examens, professeur difficile, etc. que de plaisir et détente, c'est la règle du jeu ; il ne s'agit pas d'un établissement de loisir, contrairement à une école de musique, mais un établissement préparant à un métier pour quelques uns et dispensant un enseignement exigeant.

Clothilde Dudermel
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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 00:09
Charlotte-Justine-copie-2.jpg

Je m'appelle Justine, Je suis allée au CNR de Lyon pour la danse depuis le CE2 en horaires aménagés. Cela a été l'une des meilleures expériences de ma vie. J'ai rencontré des personnes très talentueuses, et le contact entre les parents et les profs était très intime. Ma soeur était en contemporain, j'étais en classique avec Maryse et Marie-Estelle. Ma classe était soudée. Nous avons eu la chance d'aller à Paris et à Ales, et de faire beaucoup de représentations.

Jutine2-copie-1.jpgAujourd'hui j'ai déménagé aux Etats-Unis en Caroline du nord. Je suis dans un Conservatoire là-bas aussi, mais j'ai changé de style. je suis 100% jazz maintenant. ma soeur a été prise au CNSMD de Lyon et elle aussi a déménagé aux états-unis. Elle a été reçue a NCSA, une école de danse très connue aux Etats-unis et elle fait aujourd'hui ses dernières années d'études. Nous avons toutes les deux de la chance d'avoir été au conservatoire de Lyon. Charlotte (ma soeur) est maintenant artiste chorégraphe avec un master en danse et pilates. Elle revient en France en janvier pour avoir son diplôme pour être prof de danse. Elle est bilingue, je suis trilingue... (espagnol, francais et anglais)

Cet été, j'arrêterai la danse à mon conservatoire pour être dans une compagnie universitaire de jazz et moderne tout en suivant des études de business international.

Je remercie tous les professeurs au conservatoire.... Maryse, Marie-Estelle, Francoise, Michelle... et bien d'autre et bien sûr... merci a Renée pour être toujours là dans les moments durs et pour veiller sur nous... Merci à ma classe préférée du CNR....Alice, Marine, Lauren, Marion, Typhaine, Anne, Camille, Mathieu, Ivanka, Lisa, Amine, Maeva, Gabrielle, Melanie, Alex, Nicolas... et bien d'autres... Gros bisous à tous des Etats-Unis!!!

Justine Blanc-Lainé

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 22:31

Wilhem-Latchoumia.jpgEn tant qu’ancien élève du conservatoire de Lyon, Wilhem Latchoumia est un exemple de réussite dans le monde de la musique. Son parcours de pianiste professionnel nous a intéressés. Sa musique nous a plu.

Né à Lyon en 1974, Wilhem Latchoumia obtient sa Médaille d’or à l’unanimité au Conservatoire National de Région de Lyon, puis en 1999 son premier Prix à l’unanimité avec les félicitations du jury du CNSMD de Lyon (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse). Il termine sa formation auprès de Géry Moutier en classe de perfectionnement et est également titulaire d’une licence en musicologie

Très occupé par la promotion de son dernier CD, Wilhem Latchoumia a gentiment accepté de répondre aux questions du CPAC pour témoigner de son expérience musicale au conservatoire de Lyon.

 

Interview de Wilhem Latchoumia

CPAC : Qu'avez-vous préféré au conservatoire de Lyon?

WL : Ayant décidé sur le tard une carrière dans le monde de la musique, le Conservatoire m'a permis d'avoir une première approche concrète dans le monde de la musique, c'est dans cet établissement que j'ai commencé la musique de chambre et où j'ai appris aux côtés d'Anne-Marie Lamy, le travail d'artisan autour d'une partition et la recherche de la perfection, même si on la cherche toute sa vie finalement.

CPAC : Quelle importance a la musique dans votre vie ?

WL : La musique est une chose très importante dans ma vie, elle demande beaucoup de sacrifices et de concessions aussi, mais quel bonheur de pouvoir s'épanouir grâce à elle.

CPAC : Comment pouvez-vous décrire la sensation que vous ressentez en jouant de la musique ?

WL : Les sensations en jouant de la musique sont très diverses. Assez indéfinissables. Le trac, le public, l'envie de donner, tout cela est un savoureux mélange qui nous fait aller de l'avant.

CPAC : Pourriez-vous nous dire ce qui vous a poussé à faire carrière ?

WL : Les choses se sont dessinées au fur et à mesure que j'avançais. Je me suis donné à la composition également au tout début.
Les concours ont aidé aussi à faire un choix de carrière.

CPAC : Qu’avez-vous retiré de votre passage au conservatoire de Lyon ?

WL : Je me suis rendu compte du travail à fournir pour réussir, le chemin était assez long pour rattraper tout ce qui me manquait à l'époque.

CPAC : Trouvez-vous les musiciens professionnels épanouis dans la pratique de leur art ?

WL : Généralement oui, après, chaque personnalité engendre plus ou moins des personnes épanouies dans leur art, que ça soit en danse, peinture ou musique.

CPAC :   Quel rôle a joué la musique dans votre conquête de confiance en soi ?

WL : Lorsqu'on joue et plus particulièrement en public, on se met à nu. Là est la difficulté, la musique m'a appris à me connaître plus profondément. Le surpassement de soi nous transporte au plus profond de notre être.

CPAC : Vos proches comprennent-il votre passion ?

WL : Certains oui, et d'autres non, la pratique de la musique, quelque soit le niveau, est tout d'abord une passion, qui demande beaucoup. On n'est pas forcément compris par tout le monde. Il faut vraiment pratiquer cette "discipline" pour comprendre ce qu'elle nous apporte.

CPAC :   Conseilleriez-vous à un(e) passionné(e) de musique d'en faire son métier ?

WL : Pour ma part, j'ai suivi les cours de musicologie en parallèle à ma formation au Conservatoire, afin d'avoir plusieurs cordes à mon arc. Le choix d'une carrière est assez difficile à conseiller. Le chemin est parsemé d'embûches. Il ne faut pas hésiter à voir les différents métiers de la musique et savoir que le chemin est long.

CPAC :   Qu'est-ce qui vous a poussé à vous impliquer si fortement dans la musique ?

WL : La passion avant tout, comme tous, je suppose.

CPAC :   La musique vous aide-t-elle dans votre vie sociale ?

WL : Comme toute expression artistique, la musique est avant tout un moyen de se surpasser et aussi de communiquer.
Si elle m'aide dans ma vie sociale, c'est de manière indirecte, et je ne m'en rends pas vraiment compte.

CPAC :   Quelle est la plus grande valeur personnelle que vous avez acquise grâce à la musique ?

WL : Le partage et le don de soi, je remercie Anne Marie Lamy, qui nous a malheureusement quittés. Rose-Marie Cabestany, Eric Heidsieck et Gery Moutier, dans leur enseignement, m'ont également poussé dans ce sens.

CPAC :   Vous sentiez-vous "chez vous" au conservatoire de Lyon, et pour quelle raison ?

WL : Je n'ai malheureusement pas profité pleinement du Conservatoire, mon passage est resté bref (2 ans).
Qui plus est, je partageais mon temps entre les Cours au sein de l'Université et le conservatoire.
Ayant décidé tardivement de faire de la musique ma profession, j'ai du rattraper le temps perdu.

CPAC :   Quelle couleur, sensation ou mot vous vient à l'esprit, quand vous repensez au conservatoire de Lyon ?

WL : Sensation de travail, comme je l'explique précédemment,  j'ai beaucoup travaillé  pour en arriver là.

CPAC :   Auriez-vous une anecdote  à nous raconter sur votre passage au conservatoire de Lyon ?

WL : Je me souviendrai toujours de mon premier contact avec Anne-Marie Lamy. Il y avait  une permanence pour chaque professeur qui était réservée aux anciens élèves. J'y suis allé, ayant mal lu le papier affiché à l'entrée. Anne Marie m'a accueilli au sein de la classe, il y avait pas mal de monde ce jour là. Elle m'a demandé de jouer le morceau imposé, que j'avais depuis trois jours seulement. Puis elle m'a simplement dit qu'elle exceptait de me prendre dans sa classe si je réussissais le concours et m'a souhaiter aussi bon courage. C'est bien plus tard qu'elle m'avait dit avoir trouvé ma démarche culottée. En effet, je ne l'avais pas prévenu de ma venue et le rendez vous était réservé aux élèves de l'établissement.

Le CPAC


Ecoutez Willhem Latchoumia sur ses sites web :
www.myspace.com/latchoumiawilhem
www.wilhemlatchoumia.com



Son dernier CD 
:
(consulter sa présentation sur le site du label indépendant Abeille Musique)

Wilhem Latchoumia
Piano & electronic sounds

Jonathan HARVEY :
Tombeau de Messiaen pour piano et bande   

John CAGE  : 
Music for Carillon 2 (version piano jouet)   

PierreJODLOWSKI  :
Série Blanche pour piano et bande
Série Noire : Thriller pour piano et bande   

John CAGE :
Music for Carillon 3 (version piano jouet)    

FERRARI Luc
A la Recherche du Rythme perdu pour piano et bande    

Luigi NONO :
Sofferte Onde Serene pour piano et bande 

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 21:21
A tous les professeurs, que ce soit de contemporain, de classique, ou de formation musicale :
Je voudrais, avant que je ne parte, vous remercier pour ces sept années d'apprentissage au conservatoire. J'ai eu un très grand plaisir de tirer des leçons de chacun de vous, et je vous remercie pour m'avoir fait découvrir le plaisir et la joie de danser, que ce soit sur scène ou dans les cours.
Je veux que vous sachiez que je ne pars pas par dégoût, mais par amour encore plus profond pour la cuisine. Depuis mon enfance, j'ai voulu devenir cuisinier, et voilà que j'ai pris ma décision.
Je vous laisse, mais je reviendrai de temps en temps au CNR pour dire coucou à tout le monde, et pour raconter comment se passe cette année de "Charcuterie-Traiteur", et bien sûr, j'irai voir le spectacle de fin d'année à la Maison de la Danse.
Je vous fais donc à tous, un énorme bisou et vous souhaite de rester comme vous êtes, c'est à dire agréable et gentil.
Yvain

PS
je fais un très gros bisou à Renée qui a toujours été là quand j'avais besoin d'aide et de soutien (stress avant spectacle et examens). Je la remercie aussi pour sa présence tout au long de ces années.

PPS.
Je fais un autre très très gros bisou à toutes mes copines dont j'ai fait la connaissance ici. Je veux que vous sachiez que même s'il n'y avait pas beaucoup de garçons pour me porter compagnie pendant les cours et en dehors, vous l'avez très bien fait à leur place. J'essaierai de passer assez souvent pour venir vous voir.
Yvain
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